ObsolèteS

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Quel exercice périlleux voire impossible que celui de résumer un spectacle qui n’existe pas encore ! Bien sûr, tout est permis ! On peut vendre du rêve ! Alors, disons qu’on se situe en 2025, ce n’est guère dans très longtemps, quelques illuminés, héritiers d’ATTAC et de l’éducation populaire, proposent une « révolution » sans heurt, car ils ont pris conscience de leur obsolescence ! Les voilà ce soir dans votre ville, et ils vont tâcher de vous convaincre ! Vous aussi, vous êtes OBSOLESCENTS !

Si tu veux en savoir plus, lis le dossier : Obsolètes cie Gravitation

Tout doit disparaitre : fin

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Les comédiens de Tout doit disparaitre ont tiré leur révérence, ils ont fini par disparaitre eux-mêmes. Enfin ils ne sont pas tous morts, 3 seulement. 3 sur 6, ça fait une bonne moyenne, non? Il étaient bénéficiaires du RSA ou de l’AAH, des pauvres en sommes. Pas de quoi en faire tout un plat. Un pauvre qui meurt c’est comme un petit africain avec le ventre gonflé qui crève de faim, ou un migrant qui se noie, c’est dans l’ordre des choses. On se dit : « ah! c’est triste », à l’occasion on peut même verser une petite larme et puis on passe à autre chose. On n’a pas le choix, sinon on passerait son temps à pleurer.

On commençait le spectacle Tout doit disparaitre par le discours de l’abbé Pierre, pas celui de 54 mais celui de 2009 :
« Ceux qui ont mis tout le plat dans leurs assiettes, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout disent avec bonne figure, une bonne conscience, nous, nous qui avons tout, on est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux-là, les premiers violents, les provocateurs de toute violence c’est vous, et quand le soir dans vos belles maisons vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, au regard de dieu vous avez plus de sang sur vos mains d’inconscient que n’en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour sortir de son désespoir. »
Florence essayait de lire le texte pendant que les autres jouaient aux cons. Façon de dire que même si l’abbé Pierre tape juste, les mots ne signifient plus rien, ne nous atteignent plus, du moment où il sont noyés dans la masse, du moment où une information chasse l’autre, du moment où un match de foot est mis au même niveau qu’un groupe de réfugiés se noyant dans l’océan.

Elle s’appelait Florence Obesson.
Il s’appelait Christophe Miga.
Il s’appelait Patrice Boss.

Ils me manquent.