La ballade des mondes

l'imagination au pouvoir bis

« Mesdames et messieurs, frères humains, habitants du monde, descendants d’Adam et Eve.

Approchez, Mesdames et Messieurs, vous ne vous êtes pas trompés. C’est bien ici ce soir, que vous allez pouvoir renifler l’impossible Vous qui n’avez jamais osé l’imaginer, vous qui n’avez jamais voulu y croire, vous qui l’avez rêvé, aujourd’hui, pour vous, s’ouvrent les jardins de Cocagne, la foire aux illusions. Alléluia !

« Fini l’aliénation, chez nous que des solutions.« 

Une utopie

Dans cette ère de mondialisation, où se livrent de grandes batailles économiques, où les idées politiques sont en crise, les clivage de plus en plus ténus, aujourd’hui où les rêves de révolutions ce sont éteints les uns après les autres, nous avons voulu redonner corps à ces rêveurs de mondes, ces agitateurs venus d’un autre temps, nous sommes partis à la recherche de ces utopies, de ces chants des sirènes, de ces miroirs aux alouettes, nous avons dérivé le long d’îles magiques semées par de petits poucets philosophes. Dans ce monde rangé, où le confort semble nous avoir anesthésié, nous avons eu envie de souffler la langue des humanistes et des fous.

Un spectacle à thème :

« La ballade des mondes » témoigne de notre désir d’explorer des thèmes dans leur étendue et leurs déclinaisons. Il ne fonctionne pas de façon linéaire à la manière d’une histoire, mais il est une sorte de patchwork, de kaléidoscope. Il est fait de petites scènes qui chacune donne à voir une des couleurs de l’utopie.

Il s’articule en deux volets à la manière d’un diptyque.

Le premier est fait de récits de voyages.

Des navigateurs mythomanes nous racontent leurs explorations de quelques édens perdus où vivent des créatures aux mœurs si différents des nôtres.

Le second volet est une foire aux idées :

Des marchands de paradis nous proposent des solutions, des astuces pour guérir les plaies de notre société.

Des matériaux littéraires :

Afin de dresser cette carte de ce qu’on appelle l’utopie, nous avons sondé la littérature, reniflé le parfum des livres. Nous nous sommes inspirés d’auteurs tels que Campanella, Fourrier, Cabet, Swift, Boris Vian, Dostoïevski, Savonarole, Ray Bradbury…

Nous avons oscillé entre des voyages imaginaires, des discours révolutionnaires, des mondes futuristes, où la frontière entre rêve et cauchemar, conscience et folie est parfois presque invisible.

La forme du spectacle :

Nous avons choisi une forme éclatée, une sorte de déambulatoire. Des scènes ont lieu un peu partout dans l’espace et le spectateur peut choisir son itinéraire, dans la première partie il a des cartes d’embarquement, plusieurs destinations sont possibles, certains spectateurs suivront un fil, d’autres seront recrutés pour une expédition au pays des doigts, d’autres partiront sur le galion du baron de Münchhausen.

Dans la foire aux idées, chacun pourra circuler d’un vendeur à un autre, comme dans une véritable foire, s’allonger sur les transats du marchand de temps, partir avec l’endoctrinaire. Les scènes se feront parfois sur le mode de la confidence, et  parfois à la manière de camelot. Chaque spectateur construira son spectacle

Les personnages :

Pour donner corps à ces utopies nous avons créé une tribu d’irréductibles excessifs, suspendus entre ciel et terre, réalité et fantasme. Sortes de clowns lunatiques déambulant sur le fil de leur hallucination, pris au piège de leurs obsessions.

Le lieu

Cela pourrait ressembler à un camp, une réserve, un asile.

Ils vivraient là tous ces rêveurs de monde. On les aurait enfermés tous ces hurluberlus pour des raisons politiques, ou pour non-conformité, ou tout simplement parce qu’on ne les comprenait plus. Ils seraient là, dans leurs uniforme d’internés, sanglés dans des camisoles.

Parfois des touristes égarés, intrigués par l’existence de ce camp,  mais aussi des observateurs gouvernementaux viendraient les visiter en ce lieu insolite,  alors pour eux ils referaient le monde,  ils hisseraient les voiles de leurs idées folles et mèneraient ces visiteurs sur le dos de quelques mirages.

sauvons les mondes imaginaires

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