Formation

Alors là, ça va être difficile de ne pas succomber à la nostalgie.

En matière de formation, il y a ce qu’il y a, qui s’est réduit comme une peau de chagrin, et ce qui a été qui connait un véritable boum.

Nous intervenions dans des collèges, des lycées, des maisons de retraite, des IUFM… On y travaille presque plus.

La faute à qui ?

Certains incriminent le ministère, d’autres la croissance ; il y en a même pour dire que c’est la faute qu’on a pas de talent.
Mais ceux avec qui on travaillait voulaient continuer avec nous, ils étaient très contents de notre travail et beaucoup même sont devenus des amis.
On leur a seulement dit que ce n’était plus possible, trop de dérives, trop d’abus, trop trop trop. On leur a surtout dit qu’il fallait maintenant qu’ils travaillent avec des professionnels, des gens sérieux, des gens labélisés, oserait-on dire franchisés.

Aujourd’hui si on veut continuer à faire ce qu’on faisait, il faudrait qu’on passe par les institutions culturelles du coin : en gros, toutes les structures dont le nom finit par National…

C’est pas qu’on a moins de compétences qu’avant, mais c’est comme ça, ce sont les nouvelles directives.

Les directeurs de ces structures finissant par National sont rentrés dans un système collaboratif (à reculons disent-ils) et assoient un peu plus leur monopole…

On pense sérieusement à s’appeler Compagnie Gravitation Universelle. L’universalité, ça en jette plus que National, non ?

On n’ose pas trop dire où on intervient encore. Ces endroits sont pour nous des terres encore vierges de tout ce qui finit en National. Alors chuuuut.

Là, on prend le risque d’être taxé d’aigreur. De toute façon quelqu’un qui critique c’est forcément quelqu’un d’aigri.

Ahhh, vivement un monde sans critiques.

ps : ça n’a rien à voir avec le parti socialiste. Voilà, en fait, Olivia me dit que ça fait trop la misère de pas dire où on intervient. Alors, je donne quelques exemples vite fait.

On prend sa respiration et on y va. Il y a : l’IRTESS (comptez pas sur moi pour vous dire dans quelle ville), l’IME (idem), avec l’association du pied levé (collectif de lectrices toutes plus talentueuses les unes que les autres) et des bibliothèques du Doubs, avec l’association Croqu’Livres, dans le cadre d’un CEL (Contrat Educatif Local) à Besançon, dans le cadre du FDI (Fond Départemental d’Insertion) avec des bénéficiaires du RMI.

J’en profite pour lancer un appel à d’autres départements car je crains que la politique d’insertion par l’économie du département du Doubs ne nous laisse sur le bord de la route, la culture n’étant peut-être plus une priorité. Pourra-t-on lutter contre Manpower (société de travail interimaire), nouveau partenaire priviligié du département ? On verra après les élections.


Il y a encore deux trois écoles, des stages de formation à Belfort. J’en oublie certainement un petit peu, mais bon!