Interventions

Par le biais d’interventions  » hors les murs  » nous voulons rencontrer des personnes qui ne fréquentent pas les salles de spectacle. Ce sont des formes souples facilement  adaptables à des demandes et des lieux divers : animations de rue, bibliothèques…

            

“Les iles d’utopie” : Spectacle déambulatoire

Comme un explorateur, le spectateur choisit son odyssée. Il dérive le long d’une géographie idéale où germent des îles magiques dont les noms scintillent comme autant de rêves : Arcadie, Cité du Soleil, Atlantide ou tout simplement Utopia.
Habitants de ces îles, les acteurs soufflent la langue des humanistes et des fous.

 » Une soirée de liberté  » : Spectacle dans un train.

Nous invitons le spectateur vers une destination inconnue au gré de confidences, de complaintes musicales et de bribes de conversations recueillies en tendant l’oreille.
Le spectateur partagera les doutes, les joies, les turpitudes de ses compagnons de voyage.

 » Piqûre d’amour  » : Cabaret littéraire.

Flânerie littéraire sur le chemin de l’amour. D’un siècle à l’autre, d’un auteur à un autre. Tout au long de la soirée, les spectateurs assis à une table choisissent dans un menu littéraire des confidences amoureuses que leurs livrent des comédiens serveurs.

 » La foire aux illusion  » :  Spectacle forain

Sur fond de satyre sociale, Ubuesque, nous proposons aux spectateurs de jouer à cette foire aux idées. Ils oscillent d’un stand à l’autre, d’une idée à une autre, tantôt simples numéros, tantôt jeunes entrepreneurs ambitieux prêts à tout avaler sur leur passage. Cela pourrait ressembler à un camp d’internement, un bidonville, un asile psychiatrique, une foire suspendue entre l’éternité et la poubelle : la jetée des mondes.

 » Les anges lecteurs  »
Ils nous épient, nous lorgnent, ils dénombrent, archivent nos pensées les plus profondes, les plus inavouées Ils s’insinuent, visitent les moindres recoins de nos existences. Ils sont nos spectateurs privilégiés et attentifs, ces esprits emplumés, habitants du 7ème ciel. Ils suivent avec passion nos déchirements internes, les collisions de la chair et de l’esprit, ils nous envient,  ces purs esprits, ces êtres sans destin.

C’est pourquoi ils dévalent notre littérature, cheminent sur l’encre noir, tournent les pages, le souffle court, l’œil avide, le cœur battant, l’esprit émoustillé. Le paradis est dit-on plein de murmures, de vociférations, de déclamations. Les anges parcourent nos livres à haute voix, comme s’ils pouvaient de cette façon extraire un peu de ce parfum d’humanité. Le temps d’un livre, ils s’enivrent de mots. Le roman terminé, ils errent, esseulés, la tête vide, orphelins, sans histoire. Recroquevillés, roulés en boule, ils luttent pour garder encore un peu l’empreinte du livre, la caresse des mots.

Disséminés dans l’espace, des anges compulsent des livres à haute voix, parfois ils répètent plusieurs fois un même passage, avec des intonations différentes, ils s’emparent du livre à corps et à cri.

Il y a plusieurs types d’anges lecteurs, les possédés, les envoûtés, les voluptueux, les agités, les romantiques. Chacun a bien sûr  sa littérature de prédilection : poésie, roman policier, aventure, science fiction.