La mort d’Olga Maria

théâtre en épisodes

Cette création est une adaptation libre du livre de Horracio Castellanos Moya.

L’action se passe dans les hautes sphères de la société Salvadorienne.

Une jeune femme, Olga Maria, vient d’être assassinée. Laura Riverra, son amie de toujours, nous restitue sa vie, ouvre le labyrinthe de pistes. Petit à petit les fils s’emmêlent et c’est  toute la duplicité de la société bourgeoise et clinquante qui nous est livrée. Un dédale  fait de tromperies, de scandales financiers, de collusion entre la mafia et le politique. Sexe, argent, drogue et violence.

Voilà pour le contexte, mais c’est aussi le portrait d’une femme vénérée et  haïe, une compétition cruelle où la morte gagne toujours, une morte qui pousse petit à petit la narratrice au bord de l’abîme.

Un fait divers qui a tout des sitcoms américains des années 80, cet aspect brillant et kitch. Un monde d’apparence, qui se morcelle et ouvre sur le vide de la folie. Un monde qui hante les revues people que nous feuilletons avec délice chez le dentiste ou le coiffeur. Le malheur des riches a toujours eu quelque chose de fascinant et de rassurant, un monde inaccessible comme un ballon de baudruche fait de vent. C’est ce vide fascinant que nous mettons en jeu.


Nous déclinerons des formes multiples :

Dans un premier temps nous travaillerons sur une forme en épisode. Afin de fidéliser les spectateurs à une démarche, et pouvoir par la suite entre deux épisode créer d’autres types d’interventions: morceaux radiophoniques, interventions de rue, blog.

L’idée étant d’expérimenter d’autres modes de représentations, d’inventer une forme évolutive et coopérative susceptible de pouvoir associer au fur et à mesure d’autres compétences, musiciens, informaticiens, vidéastes, comédiens amateurs.

Dans cette première phase nous fonctionnerons à la manière d’une reconstitution, des faits rapportés qui seront progressivement rejoués. Nous ne serons jamais dans un jeu réaliste, mais une transposition décalée.

Dans le premier épisode Laura est une pensionnaire d’un hôpital psychiatrique. En même temps qu’elle nous raconte les différents événements, elle s’y immerge, utilise les autres patients pour reconstituer ses souvenirs.

Dans le second épisode l’asile se mue en cabaret. Nous jouerons sur des points et des contrepoints. Entre salle et scène. Laura est tour à tour spectatrice et personnage du cabaret.

Elle lève le voile sur les événements et les mobiles qui ont pus causer le meurtre de son ami.  L’adultère, le chantage, le détournement de fond, des opérations spéculatives …

Nous oscillerons entre la représentation et la réalité du cabaret, entre salle et scène. Dans la salle,  en échos à Laura les femmes de la bourgeoisie laissent couler leurs fantasmes, leurs frustrations, les serveurs deviennent des chippendales ; sur la scène des souvenirs s’accumulent sous forme de revues burlesques, chantés et dansés.

Les différents points de vus et les formes s’enrichissent par analogies et correspondances, nous sommes dans une logique mentale, un fonctionnement en tiroir.

Une réalité morcelée, dans laquelle le spectateur agit comme un psychanalyste ou un détective,  essaye de recoller les morceaux du puzzle.